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  • Saint-Laurent du Maroni
    © ARCHITECTURESTUDIO
Bâtiment durable

Construction de la cité judiciaire de Saint-Laurent du Maroni

Saint-Laurent du Maroni (Guyane)
Vue aérienne de la future cité judiciaire de Guyane

    Client
    APIJ (Agence publique pour l’immobilier de la justice)
    Architectes et partenaires
    Architecture Studio, Pizzarotti (Mandataire), Equans, Sodexo, Ingérop
    Surface
    40 700 m2
    Années
    2023-2033

    La nouvelle cité judiciaire de Guyane

    La création d’une cité du ministère de la Justice à Saint-Laurent du Maroni constitue un projet symbolique et de grande ampleur dans cette ville de l’Ouest de la Guyane, située loin des grands équipements institutionnels.

    La cité est constituée d’un palais de justice, d’un ensemble de bâtiments supports de l’administration judiciaire et pénitentiaire, et d’un centre pénitentiaire.

    Le tribunal, visible depuis la route nationale, est largement ouvert sur l’espace public. Il participe à l’image de l’entrée de ville avec une architecture forte, contextuelle et évocatrice de la culture guyanaise.

    Entre le tribunal et le centre pénitentiaire a été prévu un pavillon ouvert sur la ville pour accueillir la direction de la Protection judiciaire de la jeunesse ainsi que le service pénitentiaire d’Insertion et de protection.

    MISSION

    • Maîtrise d’œuvre environnementale : accompagnement de l’équipe dans la conception environnementale du projet et réalisation des études associées (éclairage naturel par étude ALJ et FLJ, confort thermique par STD, réduction de l’impact carbone par analyse de cycle de vie)
    • Participation à l’élaboration du contrat de performance énergétique : simulations énergétiques dynamiques (SED) avec variations multi-paramétriques et calculs d’incertitudes
    • Suivi de la consommation énergétique pendant les sept premières années d’exploitation
    • Commissioning de la phase concours à l’exploitation

    SPÉCIFICITÉS


    La cité exprime un nouvel équilibre entre habitat et nature ainsi qu’une gestion raisonnée des ressources naturelles.

    La situation particulière de la Guyane, seul territoire européen situé en Amérique du Sud, crée une contrainte spécifique pour l’économie locale et en particulier pour les projets de construction. Les matériaux issus de filières industrielles sont majoritairement importés d’Europe pour répondre aux critères des normes européennes, et palier l’absence de filières locales.

    Dès l’origine du projet, la recherche de matériaux biosourcés et géosourcés sur site est apparue indispensable. La nature du terrain, argileux, et la présence d’une industrie naissante de briques de terre crue nous a permis d’intégrer ce matériau comme donnée d’entrée du projet. L’utilisation du bois local, exotique, est également rendue possible à travers une filière locale en plein essor, qui exploite les ressources dans le respect des critères de préservation de la forêt amazonienne. Le projet est l’occasion de renforcer le tissu économique local.

    Dans cette région au climat extrême et aux ressources limitées, les données climatiques et les ressources naturelles locales se trouvent nécessairement au cœur de la stratégie de projet.

    Les consommations énergétiques ont été optimisées à leur juste nécessité tout en garantissant le confort des agents et des détenus.

    Une partie des consommations énergétiques est couverte par des énergies renouvelables, par l’installation de panneaux solaires :

    • 50 % des consommations électriques sont couvertes par des panneaux photovoltaïques
    • 80 % des consommations en eau chaude sanitaire (ECS) sont couvertes par la récupération d’énergie fatale de la production froid
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